Émile JOSOME HODINOS
Paris, 1853 – Ville-Evrard, 1905
Bonneterie pour dames, avant 1897, Recto-verso, encre sur papier.
Donation L’Aracine - Musée d’art moderne Lille Métropole, Villeneuve d’Ascq
Joseph Ernest Ménétrier a adopté le pseudonyme d’Émile Josome Hodinos lors de son internement à l’hôpital de Ville-Evrard. À partir de seize ans, il apprend le métier de graveur de médailles et suit des cours à l’École de dessin, rue de l’École-de-Médecine à Paris. De 1873 à 1874, il fait son service militaire, puis passe deux ans à l’École des Beaux-arts. En 1876, il est admis à la maison spéciale de santé de Ville-Evrard, réservée aux malades payants. Il semblerait qu’Hodinos n’ait commencé son oeuvre que dix ans après son internement. Les outils tranchants de graveur lui ayant été retirés, il dessine au crayon et à l’encre des
médailles composées de figures à l’antique, de profils, de textes. Il inscrit généralement sous sa signature les caractéristiques de son métier : mouleur, modeleur, compositeur, dessinateur, graveur. Dans ses compositions les plus abouties, les médaillons s’inscrivent dans une architecture de linteaux, de bandeaux et de piédouches « gravés ». Hodinos remplit tous les espaces vacants de mots et de phrases qui expliquent les motifs représentés et donnent également de nombreux éléments biographiques. Parallèlement à son activité de dessinateur, il entreprend la rédaction d’une Histoire générale des États européens de 1453 à 1789 et d’un dictionnaire politique.